Le lièvre

Le lièvre, « Lepus » en latin, appartient à la famille des Léporidés. C’est un mammifère sauvage herbivore et noctambule.

 

Son poids varie entre 3 et 6 Kg pour une taille de 60 à 70 cm de long.

 

Son pelage est de couleur fauve avec des poils noirs : l'abdomen est blanc crème, et le pelage dorsal est d'une grande complexité avec 5 types de poils dont la bourre (15 mm), des poils fins (24-27 mm) et les poils de jarre (32-35 mm). Il mue au printemps et en automne.

 

Le lièvre peut vivre jusqu’à 12 ans.

La femelle du lièvre s’appelle la « hase » ("lièvre" en allemand). Le petit est le « levraut » et le mâle reproducteur s’appelle le « bouquin ». D’ailleurs la période de reproduction porte le nom de « bouquinage ».

 

Animal silencieux, il peut se mettre à crier lorsqu’il est apeuré, on dit alors qu’il "vagit".

On lui trouve différents surnoms tels que le "capucin", le "rouquin", l’"oreillard"…mais régionalement on l’appelle la « lèbre » (en Occitan) ou la « lèbe (en Gascogne).

 

Même s’il peut être comparé, voire confondu par des novices, avec le lapin, ce sont en réalité deux espèces bien différentes.

Il possède 48 chromosomes contre 44 chez le lapin et la durée de gestation de la hase est de 42 jours contre 30 chez la lapine.

Le lièvre est polygame, sa période de reproduction s’étend de janvier à septembre, c’est l’époque du « bouquinage » où les lièvres se livrent à des combats quelquefois plus que musclés pour venir saillir la hase.

Avec 2 à 4 portées par année, la hase allaite ses levrauts pendant 1 mois environ, mais ceux-ci ingèrent les végétaux dès le 5ème jour car, contrairement aux lapereaux, ils naissent avec des dents!

 

De nombreuses espèces de lièvres (environ 30) sont réparties sur l’ensemble du globe. En Europe, on en connaît 2 :

"Lepus europaeus/capensis" et le "Lepus timidus" ou lièvre "variable".

 

Il vit sur un territoire qui couvre jusqu’à 300 hectares avec une activité quotidienne d’environ 10 hectares.

Le lièvre aime les terrains découverts et les grandes cultures, mais les marais, les bois et pâtures lui conviennent tout autant en lui assurant d’excellents refuges.

 

Sa première défense est sa ruse et son mimétisme : il s’écrase sur le sol où son pelage se fond à merveille, comme lorsqu’il « fait la motte », en arrondissant le corps, oreilles en arrière pour se confondre au relief d’un labour.

 

C’est avec des pointes atteignant jusqu’à 80 km/h que le lièvre peut organiser son parcours de fuite, et il peut tenir plus de 10 minutes à 70 km/h sur un territoire parfaitement organisé.

C’est la nuit qu’il parcourt les plus grandes distances pour se nourrir d’herbes, de fruits, de graines… ce qui entraine pour le chasseur au chien courant de longues « matinées » avant de le débusquer…

 

Il pratique la caecophagie, c'est-à-dire que ses aliments ne sont pas totalement assimilés (encore riches en vitamines…) et la première déjection est donc ré-ingérée à la sortie de l’anus. C’est la seconde qui donnera ces crottes rondes et noires aussi appelées « repaires ».

 

Malgré ses qualités de ruse, sa rapidité et son organisation de fuite sur le territoire, sa pérennité n’a de cesse d’être bousculée

 

 

 

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now